Les Ordres

Ce week-end, dans La Presse, Marc Cassivi lançait un appel à savoir quel film pouvait être considéré comme LE film national.  Il donnait divers suggestions, Le Déclin de l’empire américain et plusieurs autres dont Les Ordres.

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/chroniqueurs/chronique/15003-choisir-un-film-national.html

Rare que je prends la peine de rédiger un commentaire mais voici ce que j’ai soumis:

À l’été 78 ou 79, je suivais un cours d’Histoire des Antilles, en Martinique (dur, dur d’être étudiante).  Nous allons au cinéma, à Fort de France et sommes surpris d’y voir un film québecois, Les Ordres.  Je présume qu’il traite de religion.  Un coup de poing dans la face!
Je n’oublierai jamais les larmes qui me coulent le long des joues, le soleil qui m’aveugle à la sortie du cinéma (pire à cause des larmes)  et le sentiment de honte qui m’angoisse. (Pas certaine pourquoi, au juste, mais j’ai 21 ans, j’ai honte et je pleure à chaudes larmes sous le soleil de Martinique).  Je ne sais pas si c’est LE film mais c’est certainement un qui m’a marqué à vie.:

Pour nous, Francos, c’est toujours un peu difficile ce genre de question.  Est-ce qu’on répond en s’appropriant la culture québecoise?  Ce qui me pousse à me demander, Y a-t-il un film qui représente notre propre réalité?   Cherchons plutôt côté théâtre, n’est-ce pas?  Robert Bellefeuille, Le Théatre de la Vieille 17?  C’est à suivre…

 

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Le nom des gens

Difficile pour moi de décrire ce film, Le nom des gens mettant en vedette Jacques Gamblin et Sarah Forestier.

J’avais lu la critique de La Presse (http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/14807-ile-nom-des-gensi-drole-et-audacieux.html) alors je m’attendais vraiment à ce que ce soit vraiment l’histoire d’une jeune fille de gauche qui couche avec les hommes de droite dans le but de les ‘convertir’.

Mais voilà que c’est le côté le moins important du film.  Oui, elle fait cela et oui elle croit, très brièvement d’ailleurs, que ce M. Martin est probablement un ‘facho’ mais l’histoire y est vraiment ailleurs.

Ces deux personnages deviennent très rapidement des complices dans une belle relation remplie d’affection comme on en voit rarement dans les films – malgré leur différence d’âge et de moeurs.  Il l’aime bien, cette fille et elle l’aime bien en retour, d’un amour simple et plein d’affection.  C’est que les deux personnages ont un grand coeur.  Leur respect réciproque aussi est palpable – je n’ai pas souvent vu cela dans un film.

Ce qui fait qu’il est tout à fait normal qu’ils sont tous deux conscients, chacun à sa façon, du lourd héritage que peut apporter quelque chose d’aussi insignifiant qu’un nom.

Et c’est de ça que traite le film – du début à la fin, sur un fond parfois drôle, parfois tragique.  Plein de gens qui veulent tout simplement vivre leur vie, sans étiquette, voulant crier: ”Arrêtez donc de présumer savoir qui je suis et ce que je pense!”  Qui ne veulent pas oublier le passé de leur famille ou le dénigrer mais qui veulent vivre avec optimisme.

Résumé: On rit beaucoup, surtout au début.  Puis on rit moins.  Et moi, qui pleure à tout, ben… je suis restée avec la dernière phrase du film – moi et le gars assis devant moi qui a laissé coulé une belle grosse larme le long de sa joue. (Ça m’a rassurée.)

Rassurez-vous, c’est un film qui finit très bien quand même.

P.S. Je dois absolument mentionner les personnages secondaires qu’on aime comme s’ils étaient membres de nos propres familles.

 

 

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La journée parfaite

Plus tôt cette année, une coach de vie me posait la question:
“C’est quoi pour toi une journée parfaite?”

Je lui ai répondu, “Ça commence en prenant une marche avec mon chien…”.

Depuis, lorsque j’emmène Max prendre sa marche tôt le matin, il m’arrive souvent de me dire que je commence en fait une ”journée parfaite”.

Ce matin, avec Max qui courait dans les champs, la journée qui s’annonçait ensoleillée et la perspective d’un déjeuner au restaurant avec ma mère, j’ai noté que je commençais encore une fois une “journée parfaite”.

Mais là, Max repère les petits voisins – sortis un peu plus tôt qu’à l’habitude.

Il accourt lécher la face du plus petit (3 ans), sous l’oeil amusé du plus vieux (6 ans) et sous l’oeil bien ennuyé de la petite cousine (12 ans?).  Il s’esquive dès que je tente de l’attraper pour lui glisser la laisse au cou, lèche encore la face du petit (qui, soit dit en passant, fait preuve de beaucoup d’aplomb face à cette agression dégueulasse) et fait soupirer la grande.  Seul le plus vieux trouve ça drôle et Max aussi, bien sur.

Enfin, après 3 demi-biscuits des mains de la grande (toujours pas impressionnée) et du plus vieux (toujours amusé) - le plus petit s’étant réfugié derrière une auto -  j’agrippe Max et le ramène à la maison tant bien que mal.

Vous savez, parfois pour moi une journée parfaite ça commence en allant faire la commande!

 

 

 

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Rire un peu

C’est l’histoire d’une femme qui va aux toilettes dans un bar. La
première est occupée et elle entre dans la deuxième. A peine se met-elle sur la
cuvette qu’elle entend :
- Salut ! Comment ça va ?
Surprise, elle se dit que c’est un drôle d’endroit pour lier d’amitié avec
quelqu’un, mais bon, on ne choisit pas…
- Euh.!.!! ça va, dit-elle embarrassée.
- Qu’est-ce que tu fais de beau ?
- Ben, je fais comme toi, … caca…
Et là, elle entend :
- Écoute, je te rappelle plus tard, il y a une drôle à côté qui répond à toutes
mes questions !

Et une autre:

Quand j’étais plus jeune, je détestais aller aux mariages parce que mes vieilles tantes et mes grands parents venaient près de moi, me donnaient une grande claque amicale dans le dos en lançant un joyeux :
- T’es la prochaine, ma petite!
- Ils ont arrêté cette stupide blague quand j’ai commencé à la leur faire aux enterrements !

Bonne journée!

 

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La Potiche – Se faire plaisir

Si vous avez le goût de vous faire plaisir, allez voir La Potiche mettant en vedette Catherine Deneuve et Gérard Depardieu.

J’ai lu quelques critiques au sujet du film, dont une excellente dans L’Express de Toronto, http://www.lexpress.to/archives/6371/ mais n’étant pas critique de cinéma, je peux me permettre de vous conseiller le film, sans réservations.

J’ai été enchantée dès la première scène, avec une Catherine Deneuve qui rappelle Blanche Neige, mais en jogging rouge des années 70′s. (Ou Criquette dans l’épisode hilarante du Coeur a ses raisons où elle reçoit un castor en pleine figure).   Et puis que dire du clin d’oeil aux Parapluies de Cherbourg? (L’histoire tourne autour d’une manufacture de parapluies.)

Cela s’ensuit de quelques scènes au rythme et au dialogue d’une pièce de théâtre comique – dommage que ce rythme ne dure pas, la pièce de théâtre devient alors un film plus traditionnel. (Le film est en fait tiré d’une pièce de théâtre de 1980).

Je vous laisse le soin de lire le résumé de l’Express, sauf pour ajouter que je ne suis pas d’accord que l’humour se fait trop rare.  Il y a peut-être des moments où le ton change un peu mais tout cela est sans importance sur l’ensemble et la scène finale nous laisse sur un ‘high’ avec Catherine Deneuve qui chante, C‘est beau la vie, dans un style de comédie musicale américaine. (Peut-être est-ce une autre allusion aux Parapluies de Cherbourg?)

Enfin, je vous défie d’aller voir le film sans ensuite passer les jours suivants à fredonner, tour à tour, C’est beau la vie et Emmène-moi danser.

 

 

 

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L’effet Oprah

Peut-être avez vous eu l’occasion d’écouter le dernier épisode du Oprah Winfrey Show, hier.  Moi oui et j’ai trouvé qu’encore une fois elle avait su comment se servir de son émission pour avoir le plus d’impact possible sur ses auditeurs.

J’ai eu l’impression qu’elle voulait fixer chez nous toutes les leçons de vie qu’elle a apprises tout au long de sa vie.  Un peu comme un prof. (elle a elle-même utilisé cette métaphore) qui fait une dernière revue avant l’examen final.  Mon Dieu qu’elle veut que ses étudiants réussissent!

On a souvent parlé de ‘l’effet Oprah’, on en a même fait l’objet d’un documentaire où l’on expliquait l’influence de ses paroles sur la vente de livres, de produits, de concepts.

Assise à regarder l’émission, je me suis laissée emportée par l’effet Oprah – en particulier lorsqu’elle nous confirmait qu’on a tous la même lumière à l’intérieur et que l’on a tous le même pouvoir de changer nos vies et de rendre le monde meilleur.  Je me voyais bénévole dans un orphelinat au Népal – faut pas rire, moi je pleurais à chaudes larmes!

Sa méthode?  Être immobile pour mieux entendre la voix de Dieu.  Avant chaque décision, avant d’entreprendre quoi que ce soit: s’arrêter et écouter.

S’immobiliser aussi pour laisser cette voix nous guider vers ce qui est notre vrai destin, celui qui fait chanter notre âme.

Celles qui ont fréquenté la boutique savez que mon âme a chanté à quelques reprises lorsque des rencontres merveilleuses ont eu lieu devant moi, qui était blottie derrière mon comptoir.

Alors je sais que c’est possible  – mais franchement, j’aimerais bien savoir comment on fait pour vivre sa vie comme ça.

Si vous avez des idées, prière de me les refiler!

 

 

 

 

 

 

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Ruth Ellen Brosseau, une autre perspective

Nous avons tous lu, à un endroit ou ailleurs, qu’il n’y a rien de trop difficile pour l’univers, on n’a qu’à demander.

Bien que je ne suis toujours pas certaine de croire au concept de ‘demander à l’univers’, force est d’admettre qu’il y a des gens qui vivent des aventures extraordinaires, tout à fait improbables compte tenu de leur sitatuation.

Je me trouve à réfléchir, ces jours-ci, au sort de cette Mme Ruth Ellen Brosseau – mais pas dans la même perspective que les médias.

Plaçons-nous dans ses souliers, il y a un an de cela, femme monoparentale, gérante d’un pub universitaire, sans diplôme.  Elle mène une vie, certainement intéressante et riche à sa façon mais pas l’affaire de faire la une des journaux.

Je me demande si elle avait fait une demande à l’univers, une demande qui nous aurait semblée farfelue, par exemple, de changer de vie complètement.  Combien d’entre nous aurions dit que c’était possible – qu’elle devait se contenter de sa vie,  de planifier un voyage à Las Vegas mais pas trop.

Et pourtant… la voilà Membre du Parlement du Canada!   Elle a remporté les élections sans faire de campagne, sans cacher son voyage à Las Vegas, sans parler français dans une circonscription québecoise.

On peut analyser cela comme dans les médias, lui enlever tout mérite, blâmer plein de monde, invoquer une situation tout à fait exceptionnelle et c’est peut-être vrai.

Mais ces jours-ci je me surprend à sourire en pensant que Ruth Ellen Brosseau peut bien être un exemple courant qu’apparemment, il n’y a vraiment rien de trop difficile pour l’univers.

 

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5 minutes, 21 jours

On a tous 5 minutes - et 21 jours, c’est moins d’un mois.

Selon un article du Huffington Post, c’est la prescription de la yogini de Lady Gaga pour favoriser la compassion envers soi.

Elle avait suggéré à Lady Gaga d’être plus compatissante envers elle-même afin de voir plus clair dans ses relations avec les autres.

Selon elle, si on réussit à être compatissant envers soi, tout le monde en bénéficie.

Alors elle propose qu’à chaque matin, pendant 21 jours, on prenne 5 minutes pour s’adresser des pensées compatissantes.

Pourquoi 21 jours?  Pas de magie là – simplement parce que c’est moins intimidant qu’un  mois.  (En fait, elle recommande vraiment 15 minutes mais Lady Gaga l’aurait réduit à 5).

Voici le l’hyperlien si vous voulez lire l’article:
http://www.huffingtonpost.com/jean-fain-licsw-msw/self-compassion_b_861494.html

 

 

 

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The Journey

Je comprends maintenant.

J’ai découvert le poème dont je vous ai fait part, The Journey, de Mary Oliver dans la revue Oprah du mois dernier.  Cela faisait partie d’une chronique sur le pouvoir des poèmes.

Impossible de ne pas remarquer que les 2 cousines, Caroline Kennedy et Maria Shriver, figuraient dans cette chronique.  Caroline y présentait un centre pour les arts tandis que Maria présentait Mary Oliver et c’est elle qui avait choisi The Journey, dont le texte était reproduit.  Maria indique dans son introduction que ce poème se trouve sur son pupître et qu’elle le relit régulièrement.

Je comprends maintenant – il semble écrit pour elle et qui sait depuis combien d’années elle compte sur ce poème pour se rappeler qu’au fond, la seule vie qu’elle peut et se doit de sauvegarder, c’est la sienne.

J’avoue que je suis curieuse de savoir si Oprah n’était pas sa complice dans ce parcours – lui aurait-elle donné la chance d’annoncer au monde qu’il était bien assez tard?

 

 

 

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Les menteries du vendredi

C’est en compagnie d’une salle comble que je suis allée voir la plus récente pièce du Cercle Gascon, Les Menteries du vendredi, ce samedi à l’École secondaire le Sommet.

Cette pièce est peut-être celle où j’ai ri le plus depuis l’époque des Roger Côté, Michel Charbonneau et compagnie.

Toutefois, je dois vous avertir que c’est néanmoins de l’humour assez basique – sans dévoiler l’histoire, attendez-voir à en avoir plein la vue. J’étais un peu gênée d’y être en compagnie de ma fille de 20 ans.

Cela étant dit, le jeu des comédiens, en particulier dans la deuxième partie, est excellent et l’action ainsi que les répliques y filent à toute allure.  J’ai même sursauté tant on m’a surpris – chose pas facile à faire au théatre amateur.

Alors félicitations aux comédiens et au metteur en scène.

Pour plus d’information, visitez le www.theatrecerclegascon.ca

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